Financement de l’Union européenne
1970-2028 - La solution au problème
Norma CABALLERO et Jean-Claude MARTINEZ
Quatrième de couverture
Moins de 200 milliards €, était le budget de l’Union européenne en 2026. Soit 2,5 % des 7 878 milliards € de dépenses publiques
annuelles des 27 États. Mais en réalité, sous les noms divers d’« instruments », de « facilités », de « fonds », de « mécanismes » ou d’ « assistance macro financière », des masses budgétaires de l’ordre de 2 000 milliards €, financées par des emprunts, en dehors de ce budget, constituent une galaxie financière complexe et opaque.
Ce système, que la Cour des comptes européenne décrit en « assemblage d’éléments disparates », pendant qu’un président de la commission des budgets du Parlement européen a pu le dire « abscons », fait l’unanimité… dans la critique.
On comprend alors que depuis des décennies, Commission, Conseil et Parlement tentent de le réformer. Même les chefs d’État et de gouvernements, en Conseil européen, n’y font pas exception ; le célèbre affrontement de Margareth Thatcher et François Mitterrand, jusqu’au petit matin du 25 juin 1984 précisément sur ce financement, en a été l’illustration.
Pour autant, bien que poursuivie depuis 1970, cette quête n’a eu jusqu’ici d’autres résultats que l’addition de quatre ressources budgétaires tellement insuffisantes que l’Union finance ses urgences ‒ migratoires, sanitaires ou sécuritaires ‒ par des emprunts et donc de la dette .
Or les 27 États, dont nombre sont d’ailleurs eux-mêmes surendettés, ne pouvant continuer à financer, par leurs contributions nationales indéfiniment augmentées, si l’on ne veut pas la fuite en avant d’un supplément d’endettement, de nouvelles ressources sont à trouver. La Commission en propose six : dont l’imposition des déchets électroniques, du carbone contenu dans les produits franchissant nos frontières ou des services numériques. Mais ces propositions peinent à trouver l’unanimité des 27, nécessaire pour être adoptées.
Reste alors la solution autour de laquelle les gouvernements tournent depuis toujours : l’impôt !
Le futur budgétaire de l’Union est dans ces conditions écrit : son financement par de la dette n’étant pas raisonnable, pendant que l’augmentation des contributions ne l’étant pas davantage, les faits têtus sont là : les 27 devront sauter le pas et se résoudre à la fiscalité avec le financement de l’Union simplement à 2 piliers : les droits de douane modernisés et un impôt européen sur les sociétés…mondialisées.






