2012 -1

126ème année

p. 7

Aux origines de la
Société d’histoire diplomatique

et de la Revue d’histoire diplomatique

par Isabelle DASQUE

La naissance
des revues anglaises
d’histoire diplomatique

par John ROGISTER

Diplomates et historiens
à la Société et à la Revue d’histoire diplomatique jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale

par Jacques-Alain DE SÉDOUY

À propos de trois commémorations:
Verdun, Trafalgar, et la capitulation allemande
du 8 mai 1945

par Gilles ANDRÉANI

Le négociateur face à l’historien
par Benoît D’ABOVILLE

 

 

Les 125 ans de
la Société d’histoire diplomatique

et de
la Revue d’histoire diplomatique: diplomates et historiens

Aux origines
de la Société d’histoire diplomatique

et de la Revue d’histoire diplomatique

par Isabelle DASQUE

Regroupant des personnalités au nom prestigieux, ayant exercé des fonctions de premier plan, de sensibilité monarchiste, la Société d’histoire diplomatique connaît un rapide succès.
La position de quasi monopole qu’elle acquiert dans le domaine de l’histoire des faits internationaux y contribue. Portée par un contexte intellectuel et sociopolitique propice à ses ambitions, elle se présente d’emblée comme une société savante cosmopolite et ouverte, qui affiche des objectifs politiques et diplomatiques propres. Par son influence auprès du haut personnel du Quai d’Orsay, elle devient un facteur de cohésion et d’identité. Effaçant la rupture des années 1880, elle réconcilie les personnalités écartées par la République, et celles promues par le régime dans un même corps, uni dans le culte du passé.

abstract

As a gathering of well-known personalities, having held important offices, with monarchist leanings, the Société d’histoire diplomatique was quickly successful. Its quasi monopoly in the field of international history largely explains its success. Carried by a conducive intellectual and socio-political environment, it assumed from the beginning the position of a learned, cosmopolitan and open society, with its own political and diplomatic agenda.
Through its influence upon the higher echelons of the Quai d’Orsay, it became a cohesive and identity-building factor. Overcoming the political divide of the 1880ies, it reconciled diplomats who had been rejected by the Republic, with the new ones, in a common body united in the cult of the past.